12 juin 2007

Bientôt, très bientôt ...

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... de retour !!!

22 décembre 2006

Du sexe des filles - 1/...

(En réponse à l'aimable invitation du post de FetI le 19 décembre)

Ce jour-là, les disciples étaient réunis en demi-cercle autour du sexe de Léa, laquelle était assise en jupe courte, les jambes nonchalamment entr'ouvertes, comme à l'accoutumée.

Après les méditations d'usage, l'un d'eux prit la parole et dit:
- Explique-nous, ô Léa, pourquoi ton sexe est envahi de tant de poils.
Certains se tournèrent vers lui avec étonnement tandis que d'autres opinaient du menton, ravis que quelqu'un ait osé poser cette question qui les rongeait aussi.

Léa le regarda avec une grande douceur, et dit:
- C'est simplement que je ne suis ni une petite fille ni une vieille femme. Ces poils sont le signal naturel de mes années de fécondité. Ne les aimez-vous donc point ? ajouta-t-elle avec une jolie moue bien à elle, tout en relevant sa jupe et les lissant entre ses doigts.

Ils l'observèrent en silence pendant quelques minutes car il fallait bien avouer, mais peut-être était-ce l'effet de la jolie moue, que sa toison était fort agréable à contempler, ainsi soyeuse au soleil de l'été.

(Ou alors cela venait de l'astucieuse technique de lissage fondée sur un intriguant procédé en trois phases: recherche d'une humidification très en profondeur, puis étalement tournoyant de l'humidité remontée, et enfin lissage des poils à proprement parler).

- Certes, ô Léa, ta toison est fort agréable à contempler, ainsi soyeuse au soleil de l'été, dit un autre en soupirant, mais quand nous passons dans la rue nous entendons murmurer que nous adorons une prêtresse à la chatte sombre et poilue...
- Et cela nous cause grande honte, car ce n'est plus trop à la mode, ajouta un troisième.
- Et en plus on en prend plein les dents et les filles ont moins de sensations, ajouta un spécialiste mondial du cunnilingus qui passait là par hasard.
- Et on oublie certainement des raisons, dit un cinquième.
- Oui, on en oublie certainement, dit un sixième qui ne parlait jamais d'habitude.

- Bien, dit Léa, en souriant. Elle reprit:

(.../...)


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18 avril 2006

Le naturisme - 3

Ce jour-là, lorsque Léa arriva, ils étaient déjà tous assis, et faisaient cercle autour de l'endroit où elle aimait à venir s'étendre.

Ils la regardèrent passer entre eux, nue, comme une promesse légère.

Puis l'un d'eux, tout enjoué, prit la parole et dit:
- Enseigne-nous enfin, ô Léa, les différences entre naturiste, nudiste, exhibitionniste, libertin, artiste et philosophe.
- Bien, dit Léa. En voyez-vous déjà les points communs ?
- Certes oui, ô Léa, tous ces gens-là se mettent volontiers tout nus devant des inconnus, par exemple.
- C'est fort bien observé, dit Léa. Comment se fait-il qu'ils le fassent plus volontiers que d'autres ?
- Ce doit être qu'ils aiment ça, ô Léa, dit l'un.
- Ou bien, ô Léa, qu'ils y sont obligés, dit un autre.
- Voyez-vous une autre raison ? demanda Léa.
- Non, ô Léa, "aimer ça" ou "y être obligé", voilà bien les deux seules raisons qui font que l'on fait quelque chose, à notre avis, dirent-ils ensemble.
- En effet, dit Léa, ce sont toujours là les raisons apparentes d'un acte. Mais voyons d'abord ce qui est à l'origine de cette deuxième raison: qu'est-ce qui peut donc créer l'obligation d'être nu ?

Ils se concertèrent à voix basse quelques instants.
- Heu, sauf quand on est naturiste ou exhibitionniste, on n'est pas obligé d'être nu, ô Léa. Car rien n'empêche un nudiste d'être ou ne pas être nu puisqu'il fait ce que bon lui chante, rien n'oblige un libertin à être nu pour l'exercice de son activité, et rien ne requiert qu'un artiste ne pratique nu son art, ni même un philosophe, à la réflexion.
- Quoique, dit hardiment celui qui était assis en face de Léa, pour le philosophe, ô Léa, qui s'en plaindrait ?
- Hum, dit Léa, c'est moi qui pose les questions, ici. Elle ajouta: et pourquoi y est-on obligé, dans les deux premiers cas ?
- C'est que, ô Léa, quand on est exhibitionniste, on est bien obligé d'être nu sinon personne ne s'aperçoit qu'on est exhibitionniste. Et quand on est naturiste, si on n'est pas nu comme les autres naturistes, les autres naturistes nous prennent pour un voyeur, c'est bien connu.
- Bien, dit Léa, satisfaite. Je vois que vous aimez à observer le monde. Alors peut-être pourrez-vous, pour la prochaine fois, réfléchir à ce qui sous-tend la première raison: qu'est-ce qui peut faire en sorte que l'on aime être nu devant d'autres ?

Puis Léa se renversa sur les coudes, ferma les yeux sous le soleil, et laissa s'ouvrir ses jambes avec la plus grande innocence possible.

Etrangement, ce jour-là, ils méditèrent longtemps avant de quitter la plage.

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29 mars 2006

Le naturisme - 2

Lorsqu'ils revinrent, Léa était étendue au soleil, nue, comme à l'accoutumée.

Inexplicablement, ils aimaient à revenir près de Léa pour entendre ses enseignements. Après l'habituelle bousculade pour les places les plus convoitées, ils s'installaient ordinairement en cercle autour d'elle et l'observaient en méditant, jusqu'à ce qu'elle s'éveillât.

- Je vous vois fort attentifs, dit Léa, les yeux clos.

Ils se regardèrent les uns les autres, puis l'un d'eux se racla la gorge et dit:
- Certes, ô Léa, car nous voudrions désormais comprendre les motivations de ceux qui se mettent nus en public.
- Votre intention est louable. Sans doute semblable à celle du monsieur en blanc derrière moi, là-bas au fond, qui fait des cercles de squale depuis l'aube. Croyez-vous d'ailleurs que ses observations lui aient permis de déterminer si je suis naturiste, nudiste, exhibitionniste, libertine, artiste ou philosophe ?
- Nous pensons, ô Léa, qu'il se fiche un peu de tes raisons d'être nue du moment qu'il peut contempler ton cul.
Un murmure approbateur s'éleva de l'assistance. Léa attendit que le calme revint et dit:
- Peut-on alors dire que, pour ce monsieur en blanc, ma motivation est de faible importance par rapport à mon acte ?
- Cela nous semble bien être le cas, ô Léa. Il n'y a qu'à le regarder, hi hi.
- Pensez-vous qu'il soit le seul à ainsi ignorer ma motivation pour se contenter de ce qu'il voit ?
- Heu, non ô Léa, nous aussi parfois, dirent-ils en rougissant. Mais nous espérons bien devenir philosophes un jour, ajouta rapidement celui qui était assis juste en face des jambes légèrement ouvertes de Léa.
- Si, donc, pour la plupart des gens ma motivation n'a pas d'importance, et que seul mon acte est considéré, en quoi est-il utile d'analyser ma motivation ?
- Pardonne-nous, ô Léa, mais il nous semble que la motivation est ce qui donne un sens aux actes, pour les autres.
- Si tant est qu'un acte doive toujours avoir un sens pour les autres, le sens véritable d'un acte n'est-il pas alors le sens perçu par celui qui regarde, plutôt que le sens attribué par celui qui agit?
- Oui, ô Léa. On ne peut en disconvenir.
- Alors si l'acte est réalisé quel que soit le sens perceptible par l'autre, ne peut-on en déduire que l'acte est en fait exécuté pour soi ?
- En effet, ô Léa. Il lui faut bien une raison d'être, à cet acte.
- Mais, si c'est pour soi-même, ne doit-on pas considérer que la variété des motivations données aux autres n'est qu'une recherche de justification sociale de l'acte vis à vis d'eux ?
- Heu, répète ta phrase, ô Léa, mais certainement, après tout.
- Nous venons de voir, dit Léa, qu'en premier lieu ces gens aiment à montrer leur cul, et qu'ensuite ils énoncent des justifications. Nous discuterons la prochaine fois du degré de perversité propre à chaque justification, pour les catégories définies tout à l'heure.

Ils se levèrent à regret, émerveillés par tant de paisible sagesse.

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24 mars 2006

Le naturisme - 1

Ce jour-là, ils s'approchèrent et dirent:
- Aide-nous, ô Léa, à découvrir la paix de l'âme et à nous délivrer des croyances. Après les mystérieux commentaires lus sur ta note d'hier, explique-nous, nous t'en prions, la vérité du naturisme.
Léa prit alors sa photo debout du 23 mars et celle du 24, puis demanda:
- Voyez-vous une différence entre ces deux photos ?
Ils les considérèrent avec attention puis l'un d'eux prit la parole et dit:
- Certes oui, ô Léa. Ces deux images sont prises en public, et en plein air, mais sur celle du 24 mars, on voit fort bien ta chatte.
Les autres acquiescèrent en murmurant et en rigolant un peu, tout de même, car ils n'étaient pas naturistes, les malheureux.
- En effet, dit Léa. Et pour quelle raison la voit-on bien ?
- Mais parce qu'aucun vêtement ne la couvre, ô Léa.
- C'est fort bien observé. Ainsi, la différence essentielle entre ces deux photos vient du fait que, sur la deuxième, mon sexe est rendu visible, c'est bien cela ?
- Oui, ô Léa.
- En considérant cette deuxième photo, pensez-vous qu'il s'agit d'un oubli distrait de mon maillot à la maison, ou bien d'un acte volontaire ?
- Heu, on dirait bien que tu l'as fait exprès, ô Léa. Sinon tu aurais pu rester habillée.
- En effet. Peut-on alors dire que la caractéristique majeure de cette deuxième photo, par rapport à la première, réside dans l'exhibition volontaire de mon sexe ?
- Certes oui, ô Léa.
- Bien, dit Léa. Voilà pour la caractérisation factuelle de la nudité publique. Toutefois, peut-on à la seule vue de cette nudité, déterminer si je suis naturiste, nudiste, exhibitionniste, libertine, artiste ou philosophe ?
- Non, ô Léa, on voit juste que tu as la chatte à l'air devant tout le monde, mais en effet on se demande bien pourquoi.
- La prochaine fois, dit Léa, nous examinerons les motivations de chacun et nous nous interrogerons sur leur apparente diversité.

Ils repartirent en songeant, l'âme éclairée d'une lueur nouvelle.

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